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Peintres :  
Albert Barubé
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Pascal Levaillant
Sculpteurs :  
Yvon Alan
Francis Grenet
Photographe :  
Jean-Noël l’Harmeroult

Le Peintre de Saint Adrien

Très jeune, Albert Barubé est attiré par le dessin. Il se formera la main en reproduisant ses bandes dessinées favorites sur les murs de sa chambre. Cette méthode doit être bonne si l'on juge aujourd'hui ses qualités de dessinateur.

Vers l'âge de 18 ans, sa passion le conduit tout naturellement à se diriger vers l'Ecole des Beaux Arts de Rouen. Il s'inscrit aux cours du soir.

A cette époque, le jeune Barubé fréquente déjà assidûment les musées et les expositions. Il découvre tous les grands maîtres mais aussi les peintres de l'Ecole de Rouen, en particulier Léonard Bordes.

Il fait la connaissance d'une certaine Michèle qui réside à Saint Adrien. Michèle devient Madame Barubé au début des années 1950.

Le jeune couple vit quelques temps à Rouen, puis s'installe à Saint Adrien. Leur voisin, Monsieur Blainville, qui dirige alors le célèbre dancing "le Moulin Rose", connaît les talents de peintre d'Albert. Il lui offre quelques toiles ébauchées qui étaient abandonnées dans un coin de son établissement. Nous sommes dans la période difficile d'après-guerre, ce cadeau est une véritable aubaine. Dans sa fièvre de peindre, Albert ne tarde pas à couvrir les toiles de ses oeuvres. Ce n'est que plus tard qu'il réalisera que ces toiles étaient des ébauches d'Adrien Segers !

Au début des années 1970, il commence à exposer dans les salons régionaux. Il admire le travail du peintre Marcel Cavelier. Lors d'une exposition, il a l'occasion de rencontrer ce grand artiste qui, avec sa spontanéité habituelle lui dit : "montre-moi tes toiles". Timidement, Albert passe favorablement "l'examen". "Tu vas montrer tout ça à Jean Marc, je vais te présenter" lui propose Marcel. La rencontre aura lieu quelques temps plus tard dans le pays d'Ouche. De nouveau, l'examen sera favorable.

Ces rencontres auront un effet stimulant sur la carrière de peintre d'Albert Barubé, mais surtout seront le début d'une amitié, d'une fraternité entre les trois hommes.

A cette même époque, Albert Barubé fera une autre rencontre importante, celle d'Emmanuel Lemardele. L'amitié est au rendez-vous, Emmanuel est beaucoup plus jeune qu'Albert, une complicité s'installe entre les 2 hommes. Emmanuel ouvre son atelier à Albert qui découvre la gravure, la technique du monotype et surtout celle du bambou (tige de roseau taillée en pointe), cette technique qui requiert une grande maîtrise du dessin convient bien au tempérament d'Albert Barubé qui aime dessiner d'une manière très libre.

En 1980, Albert Barubé reçoit la visite de Claude Chéron et du Docteur Marcel Desbled, tous deux amateurs d'arts et de vieilles pierres. Les deux compères souhaitent restaurer la chapelle troglodytique de Belbeuf Saint Adrien. Ainsi est née l'exposition de peintures et de sculptures qui a lieu chaque automne au profit de la restauration de la chapelle. Albert Barubé en est le maître d'oeuvre depuis aujourd'hui 23 ans.


Sottevillais de naissance, féru de BD et attentif aux cours dispensés par l'école des Beaux Arts de Rouen, Albert BARUBÉ a voué, non seulement ses goûts et ses désirs à la peinture, mais à une oeuvre de longue haleine constituée par la restauration et la mise en valeur de la petite chapelle nichée dans la falaise de Saint Adrien, au bord de la Seine.

Cette chapelle, au fil d'un quart de siècle, Albert BARUBÉ et une valeureuse et généreuse cohorte d'artistes régionaux lui ont apporté une véritable renaissance, et leur talent, leur courage en font désormais l'un des monuments les plus appréciés!

Encouragé par Marcel CAVELIER, Jean MARC, secondé par Emmanuel LEMARDELÉ, Albert BARUBÉ a su, au fils des ans, déjouer la tentation impressionniste pour se créer et faire découvrir une belle personnalité, à la fois libre mais respectueuse : en toutes techniques graphiques et picturales, sur une structure ferme, puissamment inscrite en vitalité et atmosphères, il sait poser l'émotion d'un instant au cours duquel paysages, marines, personnages et compositions se partagent son sens de la matière et de la couleur, en huiles charnelles et généreuses ou en oeuvres sur papier, fluides, d'une présence insistante en lumière, en pittoresque et en sincérité.

André RUELLAN, critique d'art
www.art-culture-france.com

Réalisé par ISI. Référencé sur www.normandie-france.com et www.art-culture-france.com.